EDIT : Il semblerait qu’en fin de compte, GOG.com serait sur le point de “renaître” de ses cendres. Leur annonce n’était-elle donc qu’un coup de buzz pour faire parler d’eux , ou bien un signe avant coureur de la débâcle qui s’annonce en matière d’offre légale ?
Si, comme moi, vous êtes un fan de jeu video, vous vous êtes peut être tournés vers le cas dit de “l’abandonware”.
En premier lieu qu’est ce que l’abandonware ? Définition du site abandonware-france :
L’abandonware consiste à proposer en libre téléchargement d’anciens jeux qui ne sont plus disponibles dans le commerce à ce jour, et ce, depuis longtemps, et dont le service après vente a été lui aussi abandonné
les sites regroupants d’anciens jeux qui ne sont plus commercialisés, ou même rares, sont devenus une source d’informations et de téléchargement inestimables pour les joueurs affectionnant les jeux plus rétro. Ce côté “oldies but goodies” a donné au jeu video ses lettres de noblesse, à tel point que certains magazines spécialisés en parlent comme le “8ème art” aujourd’hui.
Pour autant, et comme précisé dans cette définition, l’abandonware est toléré par les éditeurs/développeurs, mais il est considéré comme illégal, tout comme peut l’être le téléchargement de mp3 ou de divx soumis au droits d’auteur. Dès lors, certains distributeurs sur Internet, spécialisés dans la vente de jeu video, comme Steam, proposent maintenant dans leur catalogue d’anciens jeux revendus à un prix modique. L’inconvénient d’une plateforme comme Steam contraint le joueur à télécharger et à jouer au contenu uniquement via la plateforme Steam. Sachant que cette dernière vient tout juste d’être portée sur MacOs, avec un catalogue assez minime et bien peu mis à jour par rapport à celle sur OS windows, le joueur se voit contraint et forcé de devoir passer au moins par un OS microsoft. Quant à Linux, pour l’instant (hélas) aucune date n’a été annoncée pour un éventuel portage.
C’est dans un esprit de franchise envers les éditeurs, et de respect du joueur que la plateforme GOG.com est né il y a à peine deux ans. Ce site web proposait un catalogue de jeux récents et plus anciens , et ce en accord avec les éditeurs/développeurs pour un prix raisonnable (oscillant entre 5 et 10 euros grand maximum). Le petit “+” ajouté, en consentant à l’achat via cette plateforme, résidait dans le fait que les jeu téléchargés étaient garantis sans aucun DRM . De plus, ils restaient téléchargeables à volonté par leur acquéreur une fois achetés (sans devoir débourser un nouvel achat pour un même titre). Je viens d’apprendre avec très grand regret que le site ferme donc ses portes.
Ceci me rappelle donc le site jiwa.fm, qui a du lui aussi mettre la clef sous la porte il y a quelques semaines. S’il est vrai que le streaming de musique est assimilé aux fondements de l’offre légale, je pense qu’il serait néfaste de ne cantonner cette dernière qu’aux seuls sujets d’actualités qui animent la Toile. J’admets que la fermeture de Jiwa m’a laissé pantois quant à une possible évolution d’une offre légale appelée par les voeux du Ministère de la Culture , lors des débats qui se sont refermés à l’Assemblée Nationale un peu trop vite à mon goût. Pour autant, je considère que l’offre légale ne se limite pas à la musique et au contenu vidéo. Il serait bon de rappeler qu’il s’agit bel et bien d’un tout, et donc que le jeu vidéo (oui lui aussi) en fait partie.
J’espère que lors les fameux Labs à venir, organisés par la Hadopi, le thème de l’abandonware viendra sur la table. A mon sens ce sujet pourrait devenir une base de réflexion et d’inspiration pour construire une véritable offre légale sur la Toile, attractive pour les internautes, et respectant les désidératas des ayants-droits.Lesquels devraient avoir à cœur (je pense) de maintenir de bonnes relations avec leur clients, les joueurs entre autres…
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Il serait de bon ton de faire comme avec la musique…au bout d’un certain nombre d’années on le fait tomber dans le domaine publique.
ça fait aussi partie de la culture !
C’est un peu ce qui est demandé par la communauté des “vieux” hardcore gamers. Mais il semble que lorsqu’il y a de nouveau moyen de refaire un tant soit peu de bénéfice sur un vieux jeu dépassé, et qui ne tourne plus que sur DosBox, les éditeurs s’empressent de faire valoir leur droits.
LucasArts par exemple refuse de faire tomber dans le domaine public des vieux hits comme Monkey Island, et préfère signer un partenariat avec Steam pour proposer un lifting du jeu. Même si le produit au final est alléchant et ne perd rien de son humour, je trouve dommage que l’aspect lucratif prime encore et surtout sur un plan culturel vidéo ludique.
Bonsoir,
j’ai (re)trouvé votre blog via un lien vers cet article.
J’apprécie beaucoup la majorité de vos analyses. Pour cet article également.
Juste une petite remarque, on ne se réfère normalement pas au jeu vidéo comme étant le 8ème art, mais comme étant le 10ème. Plus d’informations sur wikipedia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Classification_des_arts
Sinon, je vous ajoute dans ma liste de suivi sur twitter.
J’espère vous relire bientôt.
Autant pour moi pour le “8eme art”
j’aurai juré pourtant avoir entendu l’expression pour le jeu video. je vais rectifier….